Créons demain

« Que faire ? » « Comment ? » « A-t-on encore le temps ? » « C’est aux politiques de se bouger ! » « Il ne faut rien attendre des politiques, le changement viendra d’en bas, des gens comme nous. » « Ce n’est pas en méditant dans son coin qu’on va empêcher les multinationales de tout détruire. » « Pour nous, c’est fini, ce qu’il faut faire, c’est éduquer les jeunes, c’est eux qui changeront le monde »…Ces manifestations de notre sentiment d’impuissance face aux changements du monde, et au réchauffement climatique en particulier, sont extraites du Petit Manuel de Résistance Contemporaine de Cyril Dion 

Ces remarques reflètent le mélange d’incrédulité, d’impuissance, parfois de désespoir, d’interrogation, de doute, face à que l’on nomme l’« effondrement » écologique, et face aux inégalités sociales intenables. Nous pouvons faire l’autruche, croire un certain Donald T., se dire qu’il vaut mieux profiter de tout avant qu’il n’y ait plus rien, continuer à ne penser qu’à l’argent, au profit, au capitalisme salvateur. On peut se dire que l’on ne peut rien faire, que nos actions n’ont aucun poids, que tout seul on ne parvient nulle part, que cela ne sert à rien.

Pourtant, nous sommes conscients qu’il nous faut vraiment passer à l’action.

  • De nouveaux récits

Dans son Petit Manuel de Résistance Contemporaine, Cyril Dion démontre l’importance des récits comme « moteurs de l’évolution d’une société » :

« Nous avons besoin de rêver, d’imaginer quelles maisons nous pourrions habiter, dans quelles villes nous pourrions évoluer, quels moyens nous utiliserions pour nous déplacer, comment nous produirions notre nourriture, de quelle façon nous pourrions vivre ensemble, décider ensemble, partager notre planète avec tous les êtres vivants. Petit à petit, ces récits d’un genre nouveau pourraient mâtiner nos représentations, contaminer positivement les esprits, et, s’ils sont largement partagés, se traduire structurellement dans des entreprises, des lois, des paysages… »

Des solutions existent déjà. Elles sont à mettre en place à des échelles individuelles ou collectives (voir solutions proposées par le projet Drawdown). Les exemples de villes en transition fleurissent.

Pour faciliter l’émergence de ces solutions, et l’émergence d’un nouveau monde, il nous faut l’imaginer.

Toute évolution repose sur l’imagination : le réfrigérateur a été imaginé avant d’être dans toutes les maisons. L’avion a été rêvé avant de sillonner le vaste ciel en tous sens. Martin Luther King a « rêvé » la fin du racisme et l’égalité entre Blancs et Afro-américains.

Il est temps de rêver le monde de demain.

Alors, nous vous proposons un challenge : « créons demain ».

Ce challenge consiste à inventer le monde de demain, via un récit, une simple description ou une histoire, une vidéo, un film, une bande-dessinée, ou tout autre support. Créons demain revient à créer une carte de notre futur, pour nous aider à prendre la direction de nos rêves.  

 

  • Rêver demain

Comme Charles et Perrine Hervé-Gruyer, paysans ingénieux de la Ferme du Bec-Hellouin, je rêve d’un pays riche en micro-fermes : de petites fermes dans lesquelles s’expriment toute l’intelligence humaine, et qui travaillent en harmonie avec le végétal et l’animal. De telles micro-fermes, réparties sur tout le territoire, permettent de nourrir une grande partie de la population avec des aliments locaux, sains et pleins d’amour. La nourriture de qualité est accessible à tous, tout près de chez soi.

« Si 4 millions de microfermes couvrant en moyenne 3 hectares chacune (en tenant compte des surfaces dévolues à l’élevage et aux cultures céréalières) permettent de nourrir 70 millions de personnes, 12 millions d’hectares seulement seraient nécessaires pour couvrir les besoins alimentaires de notre pays ».(Permaculture, Guérir la terre, nourrir les hommes, Charles et Perrine Hervé Gruyer).

Ces paysans permaculteurs plantent énormément d’arbres, fruitiers ou non, permettant ainsi de limiter le réchauffement climatique.

La forêt a une grande place dans le paysage et dans le cœur des hommes. Elle est de nouveau vue comme un lieu ressource, dans lequel s’abriter et éventuellement trouver de la nourriture.

« La France de 2060 pourrait donc largement doubler sa surface boisée, passant de 16,4 à 38,6 millions d’hectares de forêts environ (plus de la moitié du territoire national). Elle retrouverait son vert manteau arboré de l’époque néolithique, mais les arbres abriteraient un grand nombre d’êtres humains qui auraient enfin appris à vivre en paix avec la biosphère » (Permaculture, Guérir la terre, nourrir les hommes, de Charles et Perrine Hervé-Gruyer).

La majorité des foyers cultive un jardin en permaculture ou participe à des jardins partagés.

Les pesticides ne sont qu’un désagréable souvenir, puisque toutes les cultures se font dans le respect de la vie. La nourriture est abondante, puisque la vie est respectée. Chacun mange à sa faim, de bons aliments, avec plaisir.

La nourriture est principalement d’origine végétale. La viande est devenue un met pour les occasions spéciales. Elle provient de petits élevages, dans lesquels les animaux sont traités avec soin et vivent en extérieur, avec de l’espace.

Depuis que les hommes se nourrissent mieux, avec des aliments majoritairement végétaux, directement issus de la terre (et non plus de l’industrie), et avec une quantité limitée de viande, ils sont en bonne santé.

La simplicité est devenue le luxe : on s’est débarrassé avec plaisir du superflu pour valoriser l’essentiel. Ainsi, beaucoup prennent plaisir à construire et à vivre dans des habitats de petite taille, très intelligemment conçus, avec des matériaux naturels. La terre, la paille, le bois sont les matériaux de construction les plus utilisés. Les humains vivent aussi souvent que possible dehors.

Les femmes et hommes sont maintenant égaux, notamment au niveau de leurs revenus. Chaque citoyen reçoit un revenu de base, qui lui permet d’avoir une sécurité financière assurée, et de compléter ses revenus en effectuant un travail qui a du sens pour lui et lui plait. Depuis que les multinationales ont disparu, le petit commerce et l’artisanat remettent du cœur à l’ouvrage à toutes celles et ceux qui s’épanouissent dans l’échange et le travail bien fait. Les monnaies locales sont très utilisées et permettent de dynamiser et de sécuriser les échanges sur un territoire.

La plupart des entreprises sont sociales et solidaires. Chacun est impliqué dans la vie de l’entreprise et a à cœur de travailler ensemble, en harmonie. Depuis que la coopération est enseignée depuis le plus jeune âge, l’ambiance au travail et dans la société s’est transformée. La solidarité prime.  L’économie symbiotique renforce l’évolution des activités humaines vers une «régénération des écosystèmes » (Isabelle Delannoy). L’intelligence est collective.

Le plastique est devenu très rare. On l’utilise peu, et le plastique à usage unique n’existe plus du tout. Les mers et les océans ont astucieusement été nettoyés des plastiques qui les envahissaient, et la pêche se fait de manière parcimonieuse et artisanale, afin de régénérer le monde marin.

Les espèces qui étaient vulnérables ou en voie de disparition par le passé sont maintenant protégées, et reprennent leurs places dans le monde.

Une grande part de la population pratique régulièrement la méditation et vit en conscience et chacun pratique une activité physique régulière et intense, surtout par plaisir. Cette activité contribue à maintenir chacun en santé.

Les médecins et thérapeutes soignent autant le corps que les émotions et aident les patients à retrouver une bonne circulation énergétique. Ils se servent notamment des plantes et de leur intuition pour maintenir les gens en bonne santé.

Les enfants apprennent à leur rythme, pratiquent la méditation, passent la plupart de leur temps dans la nature, à courir, à jouer, à apprendre, à grandir sereinement, sous le regard et l’accompagnement bienveillant des adultes.

Et le réchauffement climatique s’est arrêté, il semble même que le processus s’inverse, et que l’on retrouve des températures «normales ». Ouf. Les ours polaires vont retrouver leur banquise.

La vie ressemble par certains aspects à celle présentée par Colline Serreau dans son film La Belle Verte.

Dans mon rêve, la transition écologique et sociale s’est faite en douceur, dans la paix.

Créons demain

  • Créez « votre demain »

Et vous ? Comment imaginez-vous le monde de demain ?

Si nos pensées contribuent à créer la réalité, alors il est plus que temps de créer la réalité que nous souhaitons. Et si les récits sont fondateurs pour l’évolution de la société, alors il est plus que temps de créer des récits d’un futur enthousiasmant.

Laissez-vous rêver à une planète régénérée, à des temps de paix, à l’abondance de nourriture saine, à des inégalités sociales effacées, etc.

Écrivez, dessinez, réaliser, filmer, racontez, chantez… : créez « votre demain » !!!

Et partagez le !!!   Ecrire le futur

 

Si cela vous tente, envoyez-nous votre vision de demain (dans le formulaire de contact), et dites-nous si vous nous autorisez à le publier dans un article spécial sur la « co-création de demain ».

Partagez « votre demain » sur un blog, sur les réseaux sociaux, dans un journal local, dans une salle de classe, en composant une chanson, ou bien en réalisant une courte vidéo,  voire un film ! #creonsdemain

Partagez vos rêves avec vos enfants, partagez vos idées avec vos élèves, et élaborez un nouveau monde ensemble !

Et si « votre demain » est si vivant qu’il prend vie sous vos doigts en un long récit, proposez le à un éditeur !

Aujourd’hui, créons demain !

 

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