Goûter le printemps

Quel plaisir de découvrir les premières fleurs après les longs mois d’hiver. De voir le monde en vert. La vision de toutes ces couleurs donne envie de goûter au printemps. Goûter le printemps ? Une idée pleine de créativité pour les petits et les grands gourmands.

Les premières pousses du printemps sont de véritables trésors. Elles sont parfaitement adaptées à nos besoins en cette saison, qu’il s’agisse de calmer la toux ou de stimuler le foie. Elles permettent également de réveiller les papilles, avec des goûts pleins de vitalité. Voici quelques idées pour stimuler votre créativité et vous donner envie de les inviter en cuisine.

  • Douces violettes

Les fleurs de violette – Viola odorata – sont traditionnellement préparées en infusion ou en sirop pour soigner les toux, les rhumes, les bronchites car elles ont des propriétés expectorantes. Le suc des fleurs est laxatif. Les feuilles sont riches en mucilage, elles sont adoucissantes.

Les feuilles et les fleurs se dégustent : elles apportent leurs couleurs, leurs nutriments (vitamine C, polyphénols, etc.) et leurs bienfaits aux salades.

violettesSalade violettes

 

 

 

 

 

 

 

Pour les gourmands, il est possible de créer des recettes à la violette. Dans « Grignotages sauvages », Bruno Delaunay propose une recette de sablés à la violette et une très poétique « cage à violettes » :

« Cage à violettes »

Des feuilles et des fleurs de violettes, des blancs d’oeufs, un peu de sucre, et de la poudre d’amande permettent de réaliser ces jolies meringues parfumées à la violette !

 

  • L’ail des ours

Ses feuilles vertes au goût prononcé seraient consommées par les ours dès la fin de leur hibernation, pour se nettoyer. L’air des ours – Allium ursinum – est en effet réputé pour favoriser l’élimination des toxines, et pour sa richesse en nutriments (vitamines C, B, fer, manganèse, zinc, silicium…).

L’ail des ours est délicieux en salade, et surtout en pesto.

Cueillette :

Faire attention à ne pas confondre la feuille d’ail des ours avec celle de muguet, qui pousse légèrement après l’ail des ours, et qui est toxique. Cueillir en respectant la plante, donc en quantité modérée et en laissant bien le bulbe en terre.

Ail des ours et pousses de radis

Pesto d’ail des ours :

Trier (pour éliminer les intruses), laver et sécher les feuilles avant de les hacher avec de l’huile d’olive. Ajouter un peu de sel, selon votre convenance. Plus la préparation est salée, mieux elle se conserve. Veiller à bien remplir vos pots jusqu’en haut pour éviter l’oxydation de la préparation.

 

L’ail des ours permet des créations gustatives variées. Bruno Delaunay, dans « Grignotages sauvages » propose des recettes de «longuettes ails des ours », destorsades sans gluten, de petits fourrés, recettes parfaites pour un apéritif ou un pique-nique gourmand et insolite !

  • Jeunes pousses d’ortie.

L’ortie, ah, l’ortie !

Quand on apprend à la connaître, on ne peut que l’aimer ! On oublie ses piques urticantes, et on garde en tête ses vertus nutritives sans pareil !

L’ortie est très riche en chlorophylle, protéines, en fer, magnésium, potassium, vitamines, etc. C’est une formidable reminéralisante, que l’on peut consommée pour retrouver de l’énergie, elle est dépurative, diurétique, …bref, elle est un peu magique.

La consommer dans l’alimentation permet d’avoir un aliment très nutritif, gratuit ( !) et à portée de main ! On consomme de manière générale ses jeunes pousses, bien plus tendres que les plantes plus anciennes, si fibreuses qu’on peut les utiliser pour fabriquer cordages et tissus.

Profitons du printemps pour cueillir les jeunes orties et retrouver de l’énergie.

J’aime particulièrement faire des chaussons aux orties. Très simples à préparer, ils sont ma recette magique pour faire facilement manger des orties à tout le monde !

 

Chaussons aux orties :

Cueillir les sommités (têtes) de jeunes pousses d’ortie dans un lieu exempt de pollution (et de déjections animales). Faire cuire les feuilles d’ortie. L’eau de cuisson fait une tisane parfaite, à laquelle on peut ajouter d’autres plantes pour relever le goût.

Hacher l’ortie cuite, l’assaisonner (sel, cumin, etc.) et la mélanger éventuellement à un peu de fromage de chèvre ou de brebis. Prendre une pâte feuilletée (ou une pâte brisée), découper des cercles, mettre une cuillère à café de mélange orties-fromage au milieu et refermer la pâte pour faire un chausson. Mettre au four une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que la pâte soit dorée.

 

orties cueilletteorties cuitesorties chaussonsorties chaussons cuits

 

 

L’ortie vaut bien qu’on lui réserve un chapitre dans un livre de cuisine aux plantes. C’est ce que fait Bruno Delaunay, dans « Grignotages sauvages ». Il propose une recette d’ « apér’ortie », au gingembre, à la sariette et aux graines de courge, un « choc ‘ortie », petit biscuit ortie et chocolat plein d’énergie, un cake aux orties, un macaron aux orties, et une belle inspiration pour regarder l’ortie comme une vraie compagne de cuisine !

On peut même tenter les chips d’orties !

 

Au début du printemps, on peut cuisiner le pissenlit, l’alliaire, le lierre terrestre, la feuille d’achillée, le lamier…. Plus on avance dans la saison, plus les possibilités sont variées.

Et vous ? Quelles sont vos recettes sauvages favorites ? Partagez les dans les commentaires !

 

A lire :

« Grignotages sauvages », Bruno Delaunay, éditions de Terran

Grignotages sauvages Terran

Une Boîte à Biscuits sans chichi ni blabla, mais avec deux grands B, comme Biscuits et Botanique. D’exquises recettes patissières rendues naturellement accessibles et accordées aux subtiles saveurs et arômes de dame Nature ; où l’auteur, pâtissier et grand militant des plantes sauvages, vous enseigne avec joie, gourmandise et générosité comment faire ressortir l’arôme ananas de la petite camomille à disque, ou le goût d’asperge du quinoa qui sera marié aux pétales du pissenlit dans un gâteau véritablement apéritif. Une Boîte à Biscuits pleine de sensibilité et de gourmandise botanique.

 

 

 

 

« Récolter les jeunes pousses », Moutsie et Gérard Ducerf, éditions de Terran

Récolter les jeunes pousses TerranCe livre s’adresse à toute personne désireuse de s’alimenter plus naturellement et d’agrémenter ses repas de saveurs sauvages, mais aussi aux jardiniers, paysans, naturalistes, botanistes et curieux voulant mettre un nom sur une plante avant sa floraison. Nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir la nécessité d’utiliser ces trésors accessibles à tous. L’objectif de cet ouvrage conçu comme un guide est de rendre la cueillette accessible à tous grâce à un grand nombre de photos et d’indices qui facilitent l’identification des plantes. On y apprendra à repérer les confusions possibles de 50 plantes communes et surtout, à distinguer celles qui sont dangereuses. Les feuilles de la base de 280 plantes sont minutieusement décrites et accompagnées de multiples photos illustrant l’approche botanique. Vous posséderez ainsi un outil précieux pour reconnaître les plantes sauvages avant leur floraison.

 

 

 

« Le livre des bonnes herbes », de Pierre Lieutaghi, éditions Actes Sud

 Dans nos sociétés urbaines du XXe siècle à sa fin, les plantes médicinales ont retrouvé une place importante et paradoxale. De mieux en mieux connues quand à leurs constituants et leurs effets, souvent (re) devenues remèdes courants mais sous les traits du médicament classique, très requises par la cosmétologie et la diététique, on les perçoit pourtant de moins en moins dans leur nature première d’êtres végétaux. Le Livre des bonnes herbes, dans son double souci de faire connaître et la plante et ses usages, n’oublie pas que les  » simples  » sont autre chose que des remèdes standard : des êtres vivants dont l’approche amicale, attentive, vaut déjà comme amorce de confiance. Et dans cette rencontre où la fréquentation du pré ne contredit pas les acquis du laboratoire, la liberté trouve son compte ! Cette troisième édition révisée du Livre des bonnes herbes, manuel d’apprentissage d’une flore familière très riche en offres thérapeutiques de valeur, accessible à tous, s’obstine donc à voir dans le recours aux simples, une preuve d’autonomie toujours vivace au bord du champ clos des grandes (et coûteuses) techniques de soins.

 

 

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