La belle Achillée

Vous la croisez souvent le long des chemins, elle vous caresse les jambes quand vous traversez un pré en été, elle semble faite de dentelle blanche ou rose, l’Achillée. C’est aussi une grande médicinale, et une grande complice des femmes. Elle est incontournable !

 

La belle achillée millefeuille est blanche, parfois rose, son capitule forme une « piste d’atterrissage » pour nombre d’insectes. Elle pousse un peu partout. On la rencontre le long des chemins, dans les prés, dans les jardins. Elle se reconnaît à ses fleurs, mais aussi à ses feuilles, si finement découpées (mille feuilles : millefolium)

  • Soigner les plaies

L’achillée – Achillea millefollium – est réputée pour le soin des plaies et pour favoriser la cicatrisation. C’est pourquoi elle a traditionnellement été nommée « herbe aux militaires », « herbe aux charpentiers », ou encore « herbe aux coupures ».

Elle est en effet antiseptique, anti-inflammatoire, astringente. On l’utilise depuis des siècles pour favoriser la cicatrisation, en appliquant

– une compresse d’infusion concentrée d’achillée ou de décoction de plante sèche

– son huile de macération : mettre la plante découpée dans un bocal, recouvrir d’huile végétale (bio), et laisser macérer au soleil

– ou encore le suc de la plante fraîchement cueillie

En compresse ou en bain, elle soigne ainsi les hémorroïdes, les plaies à cicatriser, les crevasses…

Elle aide aussi à stopper les saignements de nez.

  • La plante des femmes

L’achillée est une alliée des femmes. Elle est à la fois stimulante et apaisante sur le muscle utérin.

Elle aide à soulager les règles douloureuses, en apaisant les tensions utérines, grâce à ses propriétés antispasmodiques. Elle est réputée pour réduire le saignement (styptique) des règles, mais aussi pour stimuler le cycle menstruel. On l’emploie alors en infusion ou en consommant son suc.

Ces propriétés relaxante et stimulante de l’utérus et hémostatique sont aussi utiles pendant l’accouchement, pour faciliter le travail et arrêter les hémorragies. On peut l’utiliser conjointement avec la bourse à pasteur contre les hémorragies.

Elle est une bonne aide pour calmer les désagréments associés à la ménopause telles que les bouffées de chaleur.

  • Tisane aux multiples vertus

En tisane, l’achillée aux multiples propriétés est utilisée :

Comme tonique, pour les personnes fatiguées, épuisées

Comme tonique digestive, elle stimule le foie et facilite la digestion grâce à son amertume, et apaise les tensions de l’estomac et celles de l’intestin

Elle favorise la circulation sanguine, en tonifiant les vaisseaux sanguins

On l’emploie couramment pour faire baisser la fièvre, en infusion ou en bain.

  • Dans l’assiette ?

On peut aussi l’inviter en cuisine ! Les jeunes feuilles, encore tendres, peuvent s’utiliser en salade, ou incorporées à des préparations, de la même manière que le persil, en sauce, en soupe, dans des omelettes, ou juste pour décorer un plat. Attention, les feuilles plus âgées perdent leur agréable goût et deviennent amères.

  • Précautions

L’achillée fait partie de la grande famille des Astéracées, et peut parfois entrainer des réactions chez les personnes allergiques.

Certains auteurs recommandent également d’éviter son utilisation par voie interne au cours de la grossesse…sauf en fin de grossesse  : l’Achille est une aide pour faciliter le travail d’accouchement.

  • Préparez l’achillée

Cueillez là, faites la sécher, faites en une huile en la faisant macérer au soleil, …ou encore réduisez la plante sèche en poudre pour l’utiliser telle quelle ou pour l’inclure dans une pommade ou une crème.

Et surtout, regarder cette achillée comme votre alliée, une médicinale aux multiples vertus, avec qui vous pouvez dialoguer, et que vous pouvez également cultiver.

 

 

Pour en savoir plus :

Dans nos sociétés urbaines du XXe siècle à sa fin, les plantes médicinales ont retrouvé une place importante et paradoxale. De mieux en mieux connues quand à leurs constituants et leurs effets, souvent (re) devenues remèdes courants mais sous les traits du médicament classique, très requises par la cosmétologie et la diététique, on les perçoit pourtant de moins en moins dans leur nature première d’êtres végétaux. Le Livre des bonnes herbes, dans son double souci de faire connaître et la plante et ses usages, n’oublie pas que les  » simples  » sont autre chose que des remèdes standard : des êtres vivants dont l’approche amicale, attentive, vaut déjà comme amorce de confiance. Et dans cette rencontre où la fréquentation du pré ne contredit pas les acquis du laboratoire, la liberté trouve son compte ! Cette troisième édition révisée du Livre des bonnes herbes, manuel d’apprentissage d’une flore familière très riche en offres thérapeutiques de valeur, accessible à tous, s’obstine donc à voir dans le recours aux simples, une preuve d’autonomie toujours vivace au bord du champ clos des grandes (et coûteuses) techniques de soins.

L’ouvrage est divisé en 2 grandes parties : La première partie replace la plante dans son milieu naturel, la valorise et met en garde contre sa fragilité. L’auteur dispense conseils et recommandations d’ordre général pour sa cueillette, sa conservation (séchage, stockage, conservation dans l’huile, le vinaigre ou l’alcool) et son utilisation (usages alimentaires, médicinaux, artisanaux et domestiques).  La seconde partie présente et décrit 100 plantes, en commençant par celles qui se trouvent dans nos jardins ou devant nos maisons, suivent celles qui se développent autour des haies et dans les champs, puis celles qui croissent au bord de l’eau (étangs, mares, rivières, prairies inondables et marécages), et enfin celles qui poussent dans la forêt. Pour chaque plante, l’auteur donne des conseils pour la reconnaître, éviter de la confondre, la cueillir et l’utiliser. Des dessins et des photos accompagnent et illustrent le propos.

Ce livre s’adresse à toute personne désireuse de s’alimenter plus naturellement et d’agrémenter ses repas de saveurs sauvages, mais aussi aux jardiniers, paysans, naturalistes, botanistes et curieux voulant mettre un nom sur une plante avant sa floraison. Nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir la nécessité d’utiliser ces trésors accessibles à tous. La méconnaissance et la peur de cueillir une plante toxique sont les premiers freins à la consommation des herbes sauvages. Dans les ouvrages botaniques, les plantes sont identifiées par leurs fleurs. Pourtant ce sont souvent les feuilles de la base que l’on consomme et la récolte se fait généralement avant la floraison. Il est indispensable de bien les reconnaître avant de pouvoir se régaler d’une salade de feuilles de porcelle ou de coquelicot ! L’objectif de cet ouvrage conçu comme un guide est de rendre la cueillette accessible à tous grâce à un grand nombre de photos et d’indices qui facilitent l’identification des plantes. On y apprendra à repérer les confusions possibles de 50 plantes communes et surtout, à distinguer celles qui sont dangereuses. Les feuilles de la base de 280 plantes sont minutieusement décrites et accompagnées de multiples photos illustrant l’approche botanique. La classification par la forme des feuilles facilite la recherche visuelle. Pour chaque plante, des éléments de bio-indication sont donnés. Ils vous permettront de connaître la nature du sol où elles poussent et alertent sur les carences, les excès, les pollutions Vous posséderez ainsi un outil précieux pour reconnaître les plantes sauvages avant leur floraison.

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