Flore…intestinale !

Notre planète est pleine d’essences florales merveilleuses. Et notre corps, telle une planète, abrite notre propre flore. Cette flore n’en est pas vraiment une, puisqu’il s’agit de microorganismes et non de plantes. Le terme « flore intestinale » a d’ailleurs été renommé « microbiote ». Mais cette « flore » est si importante dans nos vies et nous en avons si peu conscience, qu’il est bon de partir à sa découverte.

Notre corps est un véritable écosystème, qui ne fonctionnerait pas sans tous les micro-organismes qui le constituent. Mais alors qui sommes nous vraiment ? Qui sont les micro-organismes qui nous composent ?  

  • Le microbiote, la flore intestinale ?

Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes qui se trouvent dans le système digestif humain (de l’estomac à l’intestin).

Microbiote composition

A droite, vous trouvez le nombre de micro-organismes dans chaque partie du tractus digestif, à gauche, les principales espèces représentées.

Le nombre de ces micro-organismes (bactéries, mais aussi levures, virus, etc…) est estimé à environ 100 trillion (1018) soit 10 fois plus que le nombre de nos cellules.

Cependant, celui-ci ne constitue « que » 1 à 3 % de notre masse.

  • De quoi dépend la composition du microbiote ?

Cela donne un peu le vertige de constater que le nombre de micro-organismes qui nous composent est 10 fois plus élevé que celui de nos cellules.

C’est encore plus vertigineux quand on réalise que la composition et l’équilibre de notre microbiote dépend en grande partie de notre alimentation.

C’est donc vrai : nous sommes ce que nous mangeons !

Des études ont montré que des enfants nourris principalement de légumes et fruits ont des microbiotes dont la composition diffère radicalement de celles d’enfants dont l’alimentation est riche en viandes et sucres.

Notre naissance donne aussi sa couleur à notre microbiote. Plus précisement, c’est la manière dont nous sommes venus au monde, et le lieu de notre naissance, qui déterminent quels sont les pionniers qui colonisent notre système digestif.

Le petit homme, vivant en milieu complètement stérile dans le ventre, rencontre ses premiers micro-organismes quand il sort du ventre de sa mère, au niveau du vagin de celle-ci. La composition évolue ensuite rapidement, pendant plusieurs années, avant de se stabiliser.

Cette composition varie énormément si l’enfant nait par voie basse ou par césarienne, s’il y a eu un traitement antibiotique à la naissance, si l’enfant est allaité ou non.

(Message personnel aux jeunes mamans et futures mamans : dans la mesure du possible, et dans la mesure où vous ne mettez en jeu ni la santé de votre bébé ni la vôtre, faites votre possible pour accoucher par voie basse, et pour ne pas recevoir d’antibiotiques en prévention à la maternité. Parfois, c’est seulement le protocole hospitalier qui prévoit une antibiothérapie pour l’accouchement….et vous et votre bébé n’en avez pas forcément besoin. Une très bonne surveillance de l’enfant après sa naissance peut permettre d’éviter l’antibiothérapie et ses effets secondaires (déséquilibre du microbiote, muguet). )

La composition du microbiote varie également avec l’âge, tout au long de la vie : les seniors n’ont pas la même composition que les jeunes adultes.

  • Microbiote : un marqueur identitaire ?

Dans son livre « Nous avons tous besoin de probiotiques et de prébiotiques», Danièle Festy compare l’aspect « unique » de notre flore, différente d’un individu à l’autre, à un « code-barre », ou plus simplement à une empreinte digitale. Deux individus n’ont pas la même composition.

Il existerait cependant un « noyau » commun, partagé par toute l’espèce humaine.

Certains scientifiques considèrent le microbiote comme un organe à part entière.

Il est à noter que l’on trouve une « flore » également sur notre peau, qui aide à nous protéger des envahisseurs indésirables. Il est donc important de savoir qu’elle existe pour la protéger (en évitant notamment les excès de désinfection cutanée au gel hydro-alcoolique.)

  • Rôles

Certaines personnes disent que « le système immunitaire existe pour contrôler les micro-organismes ; en fait, ce sont peut-être ces micro-organismes qui contrôlent le système immunitaire. »

C’est dire son importance dans la physiologie de notre corps.

Voici quelques exemples du rôle de « nos » bactéries :

Elles assurent, par leur présence et leur bonne santé, une protection vis à vis de micro-organismes pathogènes : certains micro-organismes pathogènes font partie du microbiote, mais en quantité limitée. Quand notre microbiote est déséquilibré (suite à la prise d’antibiotiques, qui détruisent les pathogènes et les non-pathogènes, suite à une émotion forte, un stress chronique, une alimentation déséquilibrée, etc…), ce sont les pathogènes qui peuvent prendre le dessus.

Elles ont également un rôle dans le contrôle de l’inflammation, en pouvant la favoriser ou la réguler.

Elles contribuent directement à notre système immunitaire, en collaborant activement avec les cellules immunitaires présentes au niveau intestinal. Des déséquilibres du microbiote pourraient jouer un rôle dans les maladies auto-immunes.

Elles participent activement à la digestion en permettant la dégradation complète d’aliments tels que les fibres. Elles permettent la synthèse de certaines vitamines, la conversion de substances en nutriments, elles influent sur le métabolisme des graisses.

Le déséquilibre du microbiote serait impliqué dans des pathologies telles que le diabète non-insulino-dépendant, dans les maladies inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn notamment), certains cancers (colo-rectal, estomac), les diarrhées, la constipation…

Le microbiote aurait également une influence sur notre état émotionnel. Une expérience spectaculaire a mis en évidence que l’ « échange de microbiotes » entre une souris calme et une souris agressive calme la souris agressive et inversement.

Les émotions et le microbiote s’influencent mutuellement par les sécrétions d’hormones et de neurotransmetteurs. On note donc des corrélations entre microbiote déséquilibré et dépression, anxiété, ou encore avec certaines formes d’autisme.

Microbiote lien cerveau

  • Comment déséquilibrer son microbiote ?

Voici quelques exemples

On déséquilibre son microbiote avec une alimentation pauvre en légumes et fruits et riches en viandes, graisses, sucres….

On le déséquilibre aussi en prenant certaines traitements tels que les antibiotiques (dont le rôle est bien évidemment de nous débarrasser de certaines bactéries, mais les antibiotiques agissent aussi sur les « bonnes » bactéries), certaines anti-inflammatoires, etc…

On le déséquilibre avec des émotions perturbées, un stress chronique, un événement traumatisant…

On le déséquilibre avec un déséquilibre hormonal (physiologique, pathologique ou médicamenteux)…

On le déséquilibre aussi bien évidemment avec des pesticides contenus dans les aliments et boissons.

  • Pour rééquilibrer le microbiote

Manger des légumes et des fruits en quantités suffisantes. Limiter les viandes, les sucres, les graisses….

Préférer une alimentation issue de l’agriculture biologique. Les pesticides et herbicides ne favorisent pas une bonne santé du microbiote (entre autres….)

Calmer son mental en méditant, en faisant du yoga (mon blog yoga), en prenant des bons moments, en équilibrant ses émotions.

Consommer de vrais yaourts, des produits fermentés (tels que la choucroute, le lait fermenté), des produits fermentés dérivés du soja (sho-oyu, tamari, miso), le kéfir (de fruits ou de lait), etc…

Se soigner avec des remèdes naturels, dont des antibiotiques naturels (certaines huiles essentielles, propolis, etc…), qui, on ne sait comment, sélectionnent les agents pathogènes et préservent notre microbiote.

Consommer des probiotiques : ce sont des « micro-organismes vivants qui, ingérés en quantités suffisantes, produisent des effets bénéfiques sur la santé de celui qui les consomme » (définition OMS). En amenant des « bactéries amies », ils contribuent à l’équilibre du microbiote. Ils favorisent également le bon état de la muqueuse intestinale, et aideraient à apaiser les inflammations intestinales.

On trouve ainsi essentiellement des bifidobactéries, des lactobactéries, la levure de bière (la célèbre Ultralevure )….

Pour aider les probiotiques à équilibrer le microbiote, on leur adjoint souvent des prébiotiques. Les prébiotiques sont des sucres complexes qui sont une bonne nourritures pour les probiotiques, et les aident donc à bien s’implanter.

Les prébiotiques se trouvent naturellement dans les légumes, les fruits, le miel, les plantes médicinales et d’autres remèdes de l’herboristerie.

Nous reparlerons du microbiote, ainsi que des probiotiques…

…. En attendant, si vous souhaitez avoir une bonne introduction, vous pouvez lire Danièle Festy :

« Les deux crottes » sont un dessin de Combaz pour le magasine des magasins Satoriz.

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